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Mon chemin

photopoeme Mon chemin

La solitude est mon chemin.

Je n'écoute que les songes et les lumières,

J'envisage de me fondre dans les ondes,

Sous les branches lascives des palmiers lointains.

Blocs disloqués

photopoeme Blocs disloqués

Des blocs de glace se disloquent,

S’entrechoquent, craquent les coques.

Près des docks, ils flottent déchirés, usés.

Soudain, le destin provoque une onde de choc,

Le long du canal Moika,

Tes yeux clairs éclairent une sombre allée glacée.

Certains soirs

photopoeme Certains soirs

Certains soirs, je file sous la pluie.

Sortir pour découper la nuit.

Rues désertes pleines de souvenirs.

S'égarer, la soirée s'étire.

Légendes oubliées

photopoeme Légendes oubliées

L'éternelle âme folle s'envole nue, dès le souffle de la nuit tombé.

Les coeurs isolés et déchus muent, happés par les charmes aiguisés.

De longues avenues pâles se perdent, rattrapées par la candeur des sentiments.

Les illusions suspendues aux nues disparaissent, sous la lueur de phares inconstants.

 

La lumière crépusculaire incisive, suggère des morceaux de glace qui dérivent.

L'exquise esquisse dévoilée, fredonne des envolées lyriques aux anges égarés.

Le vent des plaines s’emmêle, les rivages envoûtés s’envolent.

Sur les canaux dès l’aube surviennent, des légendes oubliées.

Dissiper les brumes

photopoeme Dissiper les brumes

Il n’y avait plus que toi au-delà des mers.

Ton souffle, ton âme et mon cœur se marièrent.

Enlacés, rêvant d’un soleil d’or au-delà des écumes,

Nous unissions nos vies pour dissiper les brumes.

Star Ferry

photopoeme Star Ferry

Un jour, après le boulot, j’ai pris le Star Ferry.

Aller boire des Tsing Tao en longeant les docks.

Des grues métalliques.

Des containers.

Des barres illuminées.

Des dockers.

Un électrochoc.

Des univers d'hiver

photopoeme Des univers d'hiver

Dès l’aube, les esprits effleurent l’âme vagabonde, bondissent, puis fouillent les ondes.

 

L’horizon, brumeux, froid, d’un matin pâle, superpose les images aux mots d’un songe.

Les arbres dévêtus, aux longues branches nues indifférentes, se figent dans le temps.

Les eaux troublées imaginent des éclairs tentaculaires, métal opaque aux desseins affolants.        

 

L'aurore blanche éloigne les parfums nébuleux d’une fin de nuit fougueuse et farouche.                  

 

Les bateaux tanguent sur un rythme lancinant, halent des trésors jusqu’aux berges pourpres.

Des vagues à l'âme inconnus, issues d’une existence argentée, s’évanouissent dans les étoiles.             

D’anciens filets obscurs aux univers d’hiver absolus dévoilent des anges sur la surface des voiles.

Fresque de Castro

photopoeme Fresque de Castro

Mes quêtes éperdues, rites initiatiques solitaires, m'entraînent loin des réalités ordinaires.

Tel Nashe dans La Musique du hasard, je roule à 180 et plonge dans l’abîme du mystère.

Le vent de Sonora remonte du Mexique pour inonder tout le sud-ouest des States.

Survoler le golfe du Mexique et la mer de Cortez à la vitesse d’une comète.

Tour de Riga

photopoeme Tour de Riga

Tl fait nuit, il se fait tard.

La tour de Riga luit dans le noir.

Sur Terbatas Iela, les fleurs sauvages s’étalent.

Dahlias fauves aux couleurs crues qui éclatent.

Caresser les étoiles

photopoeme Caresser les étoiles

Des brumes légères adoucissent les soirs.

Des ruelles étroites ; on rêve encore d'espoir.

Sur les pavés emmêlés d'histoires,

Comme le temps s'espace,

Les diamants purs s'égarent.

Alors on file comme des ombres moites,

Comme des lumières intenses qui passent ;

On caresse les étoiles.

Comme des funambules

photopoeme Comme des funambules

Tu lèves les voiles, mon horizon s'éloigne.

Tous nos souvenirs, des ombres matinales,

D'instantanés volés, d'un soleil idéal,

Et les ondes fraîches de ma mémoire dévalent.

 

On comblait de lumière les somnambules,

On éclairait de poésie tous ces murs gris,

Et on jouait avec la vie, comme des funambules.

Jusqu'à la mer de Cortez

photopoeme Jusqu'à la mer de Cortez

Les routes sauvages charrient mes souvenirs

Du Nevada jusqu'à la mer de Cortez.

Je me souviens encore des remous de la Colorado River,

Et de nos folles nuits blanches à tombeau ouvert.

Trop belle

photopoeme Trop belle

Derrière les murs gris,

Je t'ai serrée dans mes bras

Un soir de pluie ;

Je n'aimais plus que toi.

 

Tes cheveux mouillés,

Tes mèches dorées, tes yeux clairs.

Je t'ai caressé la joue, c'était doux ;

Je sortais à peine de l'enfer.

 

Tu m'as dit de rester,

Que t'étais qu'une sirène, qui traîne

Le soir dans des coins paumés.

Je t'ai dit : « OK, moi, je trimballe ma peine. »

 

Il y avait ce lampadaire qui jouait avec nous,

Qui éclairait la folie s'emparant de nous,

Sa lumière fade qui tombait du ciel ;

Tout ça ne m'empêchait pas de t'trouver trop belle.

Je n'ai pas peur

photopoeme Je n'ai pas peur

Je n'ai pas peur des sifflements de balles,

Ni du vide abyssal

De la nuit noire,

J'ai juste peur de perdre espoir.

Puisqu'il faut partir

photopoeme Puisqu'il faut partir

Puisqu'il faut partir,

On ira sous la lune,

Nos regards de braise

Écartant les brumes.

 

Au sommet des dunes,

On chassera nos maux,

Hurlant face au vent

Notre envie de vivre.

 

On attrapera l'océan

Et ses caresses d'écume,

Enfouies dans nos poches

Pour les jours trop moches.

 

Plonger dans les rouleaux,

Noyer nos tourments,

Et nos rires jusqu'aux îles

Parfumeront les étoiles.

 

Sur les plages sauvages,

Des bateaux à voiles.

Dressés comme des phares,

De longs bois flottés.

 

Un grand feu de joie,

Des visages apaisés ;

La nuit nous protégera

Des trop grandes marées.

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